En naviguant sur notre site vous acceptez l'installation et l'utilisation des cookies sur votre ordinateur. En savoir +

Menu Logo Principal

ASTRO AgroSystèmes TROpicaux

Génétique et épidémiologie (Génépi)

Améliorer la production d’igname, plante vivrière tropicale majeure, en volume, régularité et qualité nécessite une meilleure connaissance de la plante et la maîtrise de ses interactions avec l’environnement et ses principaux bioagresseurs.

Ecophysiologie des ignames

Igname_racines

Systèmes racinaires de l'igname

Les travaux développés en collaboration avec le CIRAD fournissent des pistes sur les causes des importantes variabilités de rendement : influence du fragment de tubercule utilisé comme semence sur la date et la vigueur à l’émergence et le rendement final, l’influence du port lianescent sur l’interception du rayonnement. Le premier modèle de culture pour igname (CROSYST VB YAM) développé dans l’unité est en cours d’évolution pour simuler et comparer les stratégies d'acquisition et de répartition du carbone et de l’azote chez deux espèces (Dioscorea alata et D. rotundata).

Outre la prise en compte des éléments clefs pour construire un modèle écophysiologique, les développements en cours permettrons son intégration dans la plateforme de modélisation RECORD.

Lutter contre l’anthracnose en combinant résistance génétique et maîtrise de l’épidémiologie

Souches_anthracnose

Différentes souches de Colletotrichum gloeosporioides sur milieu artificiel

Il faut comprendre simultanément le déroulement de l’infection et la dispersion du pathogène (le champignon Colletotrichum gloeosporioides) pour modéliser l’épidémiologie de la maladie. Nous nous appuyons sur des expérimentations au champ et en conditions contrôlées pour établir les de réponse des phases clés du cycle infectieux (germination des spores, durée latence,  vitesse d’extension des nécroses) avec les conditions climatiques (température, durée d’humectation), et les lois de dispersion locale des spores par la pluie. Le paramétrage du modèle épidémiologique « Archidémio » développé pour plusieurs pathosystèmes (projet ANR Archidémio), est en cours afin de simuler les épidémies d’anthracnose en parcelle et évaluer l’influence des modes de conduite à plat ou tuteuré.

Nous caractérisons la génétique des résistances de l’igname D. alata à l’anthracnose. Après avoir travaillé sur la biologie florale, nous avons pu croiser parent sensible et un résistant, obtenu une population d’hybrides F1 qui testé avec deux souches génétiquement distinctes du pathogène, ont permis d’identifier et positionner sur la carte génétique (collaboration CIRAD) des QTLs liés à la résistance à l’anthracnose. La descendance obtenue à partir d’une seconde source de résistance permettra une analyse intégrée des deux populations base de la création de nouvelles variétés durablement résistantes.

Igname_anthracnose

Plant d’igname Dioscorea alata attaqué par l’agent de l’anthracnose : nécroses sur feuilles et tiges.

Ces premiers résultats nous permettent de développer l’étude de l’impact de résistances quantitatives sur l’évolution des populations des bioagresseurs et in extenso d’évaluer le potentiel de durabilité de ces résistances.

Nous sommes par ailleurs engagés dans l’évaluation participative de variétés d’igname  (D. alata et D. cayenensis) développées antérieurement (Projet RITA Guadeloupe EVA-transfert).